1 mois de CONFINEMENT & 37 sa de toi

Ca y est, cela fait quatre semaines que nous faisons face à l’enfermement et à la privation de notre liberté #cocorona. Au risque de vous choquer, je n’ai pas vu le temps passer. Cette période m’a transporté par toutes les émotions avec ses hauts et ses bas. Les repères déchus, ne sachant plus faire la différence entre les jours de semaines et ceux du week-end, une seconde grossesse bouleversée, comment j’occupe une petite fille adorable de 3 ans en mettant un peu de magie dans ses journées qui se ressemblent si souvent ? Comment je vis cette parenthèse forcée durant un moment si précieux de ma vie ? Je vous le raconte en détail non sans pudeur.

Je porte la vie. Mettre au monde ce bébé en pleine crise sanitaire n’est pas ce dont je rêvais. Je m’imaginai terminer ma grossesse reposée, légère et épanouie. Et pourtant, je vais devoir trouver les ressources nécessaires pour donner la vie en affrontant la mort. Je n’ai pas le choix que de l’accepter, m’adapter, le gérer. Le chemin a donc été long pour garder intacte ce bonheur de porter mon enfant, ma petite Romy #loveyou.

Ce samedi 14 Mars 2020, à l’annonce de notre président de la fermeture des restaurants et des commerces non indispensables à cause du virus, nous prenons la décision avec mon mari de nous confiner sans attendre les recommandations du gouvernement. Nous allons jusqu’à faire le choix de ne pas nous rendre aux urnes le lendemain pour aller voter, conscients du danger que nous faisions prendre à notre famille. Même si nous attendions ces élections avec impatience, nos santés passent avant tout le reste. L’avenir nous aura d’ailleurs donné raison lorsque nous constaterons le nombre de personnes contaminées qui tenaient les bureaux de vote ainsi que les candidats en campagnes électorales.

Commence alors la route sinueuses de mes émois de femme enceinte, de véritables montagnes russes ! Ce mélange de peur & de soulagement à la fois d’avoir mon mari et ma fille auprès de moi en sécurité à la maison. Puis les doutes s’installent concernant les conditions d’accouchement. Certains rendez-vous médicaux de suivi de grossesse commencent par être annulés, puis les discours du personnel soignant deviennent inquiétants, ou plutôt pour être franche avec vous, TERRORISANTS. C’est en larmes la peur au ventre que je rentre effondrée de ce rendez-vous avec mon gynécologue à la maternité de Montélimar ce 25 mars dernier. En plus de mon traumatisme liée à mon premier accouchement, les professionnels de santé m’exposent l’incertitude d’avoir un anesthésiste le jour J, ou encore la présence du papa à l’accouchement. Mon monde s’écroule, mon bonheur d’être enceinte avec.

Je mets plusieurs jours à me remettre et décide de ne plus subir la situation. J’annule les rendez-vous médicaux qui ne me feront pas de « bien », ne regarde plus les informations à la télévision pour m’isoler de ces ondes négatives et demande à me faire suivre psychologiquement pour que la fin de grossesse se passe dans les meilleurs conditions malgré ce contexte anxiogène. Whaou, tout va beaucoup mieux ! Je profite pleinement de Rose, aménage la chambre de Romy, cuisine de bons petits plats healthy, fait mon cours de yoga pré-natale en live sur les réseaux sociaux et écrit de nouvelles pages de mon livre. Je me reconnecte avec la plénitude d’antan.

Mais le 2 avril, la confirmation tombe ; mon mari ne pourra pas assister à la naissance de sa fille. La clinique privée dans laquelle j’ai décidé d’accoucher n’accepte pas les papas ni avant, ni pendant, ni après. L’idéalisation de l’arrivée au monde de Romy tombe en miette. C’est un énième coup dur à cause de toi #cocorona. On s’énerve, on pleure puis on se soutien. L’amour prend le dessus. On décide d’accepter la situation (en vrai, on ne nous laisse pas vraiment le choix) et on réfléchi à comment nous pouvons transformer ce drame en un moment magique malgré la séparation. A cet instant, j’ai si peur d’accoucher sans lui, sans qu’il me tienne la main, sans son amour et sans ses larmes de bonheur lorsqu’on me posera Romy sur ma poitrine. Ce trop plein d’émotion me déclenche une crise d’eczéma et de boutons qui démangent sur le visage, les oreilles et les mains. Je consulte en urgence une dermatologue qui m’annonce avoir les symptômes du Covid-19. Elle me fait passer sans attendre le test au virus. En attendant le résultat cinq jours plus tard, je reste en isolement pour ne pas contaminer mes proches. L’attente fut libératrice lorsque le résultat du test s’avèrera négatif.

A côté de ça, on ressent un réel & doux plaisir d’être confiné, conscients de la chance que nous avons de profiter de ces moments privilégiés à trois. Et parce que nous allons vivre séparemment la naissance de Romy, nous savourant encore plus notre foyer remplis d’amour. Alors, on s’est organisé autour du télétravail de Johan et les siestes de Rose. Nous animons pleins d’ateliers ludiques avec Rose pour son plus grand bonheur. Nous n’avons jamais autant confectionné de gâteaux ! lol. Ces moments en famille resterons gravés pour longtemps dans notre mémoire.

Maman, je suis joyeuse, ce sont les plus belles vacances de ma vie ! Rose

Le 6 avril, je saisie une opportunité en démarrant une formation avec une communauté de folie, GOLDUP ! (http://www.goldup.co/). Me permettant ainsi de développer mon projet de business et d’édition de livre dans une communauté de femmes entrepreneures créée avec amour par Welcome2thefamily (http://www.thefamily.co) et Shopify (http://www.shopify.fr). Le confinement est le moment idéal pour prendre le temps de s’instruire, s’accomplir et se réaliser. C’est grâce à l’influenceuse que j’adore Ludivine (162K abonnés sur Instagram), que j’ai découvert la communauté de Goldup. Je suis avec passion les cinq demi-journées de formations avec 50 autres femmes inspirantes, exceptionnellement à distance à cause du confinement, pour connaître et développer des projets galvanisants avec des intervenants de hauts niveaux tels que Clara Morley, Anne Kerveillant, Maxime Blondel, Alison Cavaillé, Sabrina Herlory, Ophélie Du Villard ou encore Mélissa Artis. (Je ferai un article spécialement dédié à Goldup prochainement, c’est promis).

Ce soir, lundi 13 avril 2020 marque l’entrée dans mon neuvième de grossesse ainsi que l’annonce du prolongement du confinement pour quatre semaines supplémentaires. Je vous donne donc rendez-vous le 11 mai prochain pour un bilan de ce deuxième mois de quarantaine et vous présenter Romy, qui sera enfin dans mes bras.

En attendant, prenez soin de vous, de vos proches & restez chez vous les ami(es).

Marielle

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