Mon parcours

Les marches de la Vie m’ont conduites vers vous…

Je passe un bac Commerce avec une option audiovisuel. Je concours pour intégrer une grande école de cinéma à Paris afin de devenir régisseur lorsque à la fin de l’un de ses cours, mon professeur de commerce me demande de rester, me fixe pour me dire avec conviction  » tu te trompes de chemin Marielle, tu es faites pour l’immobilier. Renseigne-toi, c’est ta vocation ! ». C’est en BTS Professions Immobilières que je m’inscris seulement quelques jours après ; mes parents n’en reviennent pas.

J’abandonne mon projet pour changer totalement de cap. Je n’ai pas peur. Il était si convaincu que j’y crois (comme quoi quand quelqu’un croît en vous cela donne des ailes. Avec chance, je vais croiser d’autres personnes comme lui sur mon chemin). Fille et petite-fille de commerçant j’y trouve un sens et fonce. Par contre, pas question de le faire en initial. Non pas sans mal, je trouve une entreprise, qui à force d’insister, m’embauche uniquement pour ma ténacité (c’est déjà ça).

Je débute ma carrière dans l’immobilier en 2004, j’ai 18 ans.

Dans cette petite agence de quartier, j’apprends en alternance le métier de « conseillère location » durant un an mais je souhaite très vite devenir « conseillère transaction ». Ma directrice refuse. Elle ne croît pas en moi, me dénigre me poussant à quitter ce métier. Déterminée, c’est elle que je quitte, pas le métier. Je démissionne pour intégrer une nouvelle agence prometteuse venant d’ouvrir.

Issue d’un milieu modeste, je paie mes factures à la sueur de mon front pour vivre dans mon 20 m² sans l’aide de personne. C’est une période où je ne mange pas à ma faim et « mes dents rayent le plancher » comme on dit.

Tout de suite, mon patron me donne un bureau, un secteur, des clients, un CDI et je réalise mes premières ventes au sein d’une équipe de plus de 35 conseillers.

J’y reste 6 ans.

Faisant part de mon ambition à gravir les marches de la réussite, mon patron me refuse une évolution de carrière et de salaire. Je ne savais pas que je confrontais le fameux plafond de verre si dur à briser pour nous, les héroïnes. Je ne me démonte pas pour autant. Ces refus me motivent à aller plus loin.

J’économise et achète un appartement que je rénove seule durant mon temps libre pendant une année pour limiter les coûts. Je me constitue un apport en le revendant et en me séparant de ma voiture. Ces plus-values en poche, je décide de créer ma propre boîte à 25 ans.

Je me lance

On est en 2011, j’ai créé mon réseau, sais vendre des maisons, connais la technique, mes clients me sont fidèles mais je ne sais rien de comment créer ou piloter une société. En cette période, peu d’organismes aident les petites entrepreneures comme moi, de surcroît une jeune femme. C’est alors un excitant parcours du combattant qui s’ouvre à moi.

Lors d’un premier projet en franchise qui tombe à l’eau à cause des clauses du contrat que je n’accepte pas, je propose à ma meilleure amie de l’époque de s’associer. Avec une boîte de communication je me lance dans la création d’un concept d’agence immobilière indépendante en mettant en avant le côté féminin (et oui, je prônais déjà les valeurs féminines. Notre première SARL se nommera Elles Immobilier).

Un mois avant l’ouverture de l’agence, c’est un développeur du leader de la franchise immobilière qui me démarche afin d’ouvrir une structure sur ma ville. Je le remercie poliment. Il insiste, me rencontre, me met face à l’évidence. Nous signons le contrat de franchise dans la foulée. Mon troisième projet est le bon.

Mon agence immobilière sous enseigne ouvre ses portes le 2 Décembre 2012.

Je rachète ensuite les parts de mon associée en 2015 puis vends mon entreprise en 2017 à la naissance de ma fille. Je deviens alors consultante en immobilier pour un groupe sur Paris, accompagnant, formant ainsi 400 patrons d’agences pour développer leurs affaires sur 13 départements.

Leçon à en tirer

Je ne suis pas née entrepreneure, je le suis devenue grâce à « l’école De la Vie ». Aucunement prédestinée à réaliser ce type de carrière, ne faisant pas parti d’une élite non plus, j’y suis arrivée. Pourquoi pas vous ?

L’entreprenariat est une succession d’échecs indispensables pour réussir et rendre votre rêve concret, vivant. C’est une grossesse puis un accouchement à la fois rendant la naissance de votre bébé si magique. La seule arme que vous avez à ce moment-là et qui fait LA différence avec ceux qui n’osent pas se lancer ; le pouvoir de votre détermination à ne jamais rien lâcher. Ce ne sont pas vos connaissances, ni vos diplômes, ni l’argent, ni les autres qui vont vous permettre de lancer la « machine », c’est votre charisme d’héroïne qui défoncera les portes de la réussite.

Doutez toujours, n’abandonnez jamais.

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